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Le système tégumentaire

Le système tégumentaire est considéré comme la première barrière de protection de l'organisme contre les agressions extérieures. C'est aussi une enveloppe externe sensitive qui nous permet d'appréhender l'environnement. Température, humidité, pression... sont autant de sensations que nous connaissons grâce à notre système tégumentaire.

Composition
- La peau
- Les cheveux et les poils
- Les ongles

La peau

La peau recouvre l'ensemble du corps et est capable de protéger l'organisme des attaques constantes du milieu extérieur. C'est d'ailleurs pour cela qu'on l'appelle tégument (ce qui signifie couverture).

Deux couches composent la peau : l'épiderme et le derme.
L'épiderme est la couche supérieure et le derme se situe en dessous pour former la partie la plus profonde. L'épiderme peut avoir une épaisseur qui varie en fonction de sa situation sur le corps : il est épais au niveau des paumes de mains, des doigts et de la plante des pieds alors que sur le reste du corps, il est fin. L'épiderme est très résistant et sa consistance est semblable à celle du cuir. Il n'est pas vascularisé et est composé de cellules produisant de la kératine, une protéine qui permet la résistance de l'épiderme. Ce dernier est également composé de cellules synthétisant la mélanine, le pigment qui donne la coloration à la peau et la protège des rayons ultra-violets.

Le derme, quant à lui, est à la fois résistant et flexible. Il est riche en vaisseaux sanguins, vaisseaux lymphatiques et neurofibres. On y trouve aussi :
    - Les récepteurs cutanés
    - Les glandes sudoripares qui servent à sécréter la sueur (ou transpiration) permettant de prévenir un réchauffement excessif du corps
    - Les glandes sébacées fabriquant le sébum qui assouplit et lubrifie les poils de la peau et qui possède une action bactéricide
    - Les follicules pilleux

La coloration de la peau, en plus de la mélanine, dépend également de la quantité de carotène (un autre pigment contenu dans certains fruits et légumes comme la carotte, le poivron, l'abricot, la tomate...). Le carotène peut être transformé en vitamine A par l'organisme, une vitamine essentielle pour la vision et pour le maintien en bon état de l'épiderme.

Vous aurez sans doute noté que les émotions modifient la couleur de la peau : sous le coup de l'embarras, la peau devient rouge (rougissement) alors que sous le coup de la peur ou de la colère, la peau devient plus blanche (pâleur).

Les cheveux et les poils

Aimés pour les premiers, parfois détestés pour les seconds, les cheveux et les poils ont en fait la même structure. Ils sont composés d'un bulbe et d'une racine enfoncés dans la peau et d'une tige qui s'élève au-dessus. Leur principal composant est la kératine, molle à l'intérieur du poil et dure à l'extérieur. Poils et cheveux ont à la fois un rôle protecteur contre les chocs et la lumière du soleil mais aussi contre la déperdition de chaleur et ont un rôle sensitif. Les cils et les sourcils, de la même famille que les cheveux ou les poils, protègent les yeux. Les poils du nez, quant à eux, filtrent l'air que nous inspirons.

La vitesse de croissance des poils dépend de la partie du corps, de l'âge et du sexe. La durée de vie des poils et cheveux étant différentes, leur longueur varie selon leur localisation sur le corps.

Les ongles

Les ongles sont composés de kératine dure. Celle-ci forme une protection claire sur la partie dorsale du bout des doigts et des orteils. Les ongles poussent de manière régulière et continue d'environ 1 millimètre en 10 jours. Il faut donc environ 6 mois pour renouveler totalement un ongle. Les cellules naissent à la base de l'ongle sous la peau et sont molles. Elles durcissent au fur et à mesure de leur progression vers l'extrémité de celui-ci. Les ongles sont parfois les révélateurs de l'état de santé de l'organisme.

Le système nerveux

Le système nerveux est le centre de régulation et de communication de l’organisme. Il permet l’analyse d’informations provenant de l’environnement (informations sensorielles) et leur intégration pour y apporter une réponse motrice (commande).

Organisation

Nous ne possédons qu’un seul système nerveux formé de neurones. Toutefois, on peut le diviser en deux grandes parties :

Système Nerveux Central (SNC) : il est composé du cerveau et de la moelle épinière. C’est le centre de régulation et d’intégration. Son rôle est d’interpréter l’information sensorielle et d’élaborer les réponses motrices correspondantes en fonction de l’expérience, des réflexes et des conditions ambiantes.

Système Nerveux Périphérique (SNP) : il est composé des nerfs crâniens, rachidiens et des ganglions. Le SNP achemine les influx ressentis par l’ensemble de l’organisme au SNC, et inversement.

Le SNP comporte deux voies pour relayer l’information :

- La voie sensitive (ou afférente) : elle permet de transporter vers le SNC les influx provenant des récepteurs sensoriels répartis dans l’organisme. Elle permet de renseigner constamment le SNC sur les évènements qui se déroulent tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du corps.
- La voie motrice (ou efférente) : c’est elle qui transmet les influx du SNC vers les organes effecteurs (muscles, glandes) qui produisent alors une réponse adaptée (contraction musculaire, sécrétion hormonale). Cette voie comprend deux parties :
    - Le système nerveux somatique, souvent appelé système nerveux volontaire, qui permet de commander consciemment nos muscles squelettiques.

Le système nerveux autonome (SNA), souvent appelé système nerveux involontaire, sur lequel nous n’avons aucun pouvoir d’action (muscles lisses, muscle cardiaque, glandes). Il régit, par exemple, les battements cardiaques, les mouvements des aliments dans le tube digestif…

Composition

Le système nerveux est majoritairement composé de tissu nerveux. Dans ce tissu nerveux, on trouve deux grands types de cellules : les gliocytes et les neurones.

- Les gliocytes

Les gliocytes sont regroupés sous l’appellation « névroglie ». La névroglie en fait la « colle nerveuse » : elle joue plusieurs rôles, notamment le soutien, la séparation et l’isolement des neurones. On compte six types de cellules au sein de la névroglie.
A noter, les cellules de la névroglie ont une capacité de division quasi-illimitée tandis que les neurones, une fois matures, ne se divisent pas et que les cellules du reste de l’organisme se divisent une cinquantaine de fois maximum.

- Les neurones

Ils sont également appelés cellules nerveuses et on estime leur nombre à environ cent milliards. Les neurones sont les unités structurales et fonctionnelles du système nerveux : ils permettent l’acheminement des messages sous forme d’influx nerveux entre les différentes parties du corps.
La longévité des neurones est extrême : si l’apport en nutriments est correct, ils peuvent vivre et fonctionner idéalement tout au long de la vie d’un individu. Cependant, si un neurone venait à mourir, il ne serait pas remplacé car les neurones ne savent pas se diviser.
Les neurones sont de grands consommateurs de glucose et d’oxygène, éléments indispensables au maintien de leur intense activité. Cet apport doit être continuel car s’ils sont privés d’oxygène notamment pendant plusieurs minutes, ils meurent.

Un neurone moteur est composé d’un corps cellulaire d’où partent des prolongements neuronaux, appelés axones et dendrites (les neurones sensitifs et certains petits neurones du SNC ont une structure différente).
    - Dendrites : elles forment la principale structure réceptrice. Elles transmettent les messages reçus d’autres neurones vers le corps cellulaire du neurone auquel elles appartiennent.
    - Axones : les neurones possèdent un axone unique dont la taille peut varier. Les axones sont la structure conductrice des messages (sous forme d’influx nerveux) transmis à un autre neurone ou à un effecteur (muscles squelettiques par exemple). La terminaison des axones libèrent des neurotransmetteurs dans l’espace extracellulaire. Les neurotransmetteurs sont des messagers chimiques qui excitent ou inhibent les neurones (ou les cellules effectrices) en contact étroit avec l’axone. Les axones longs ou de diamètre important sont entourés d’une gaine de myéline qui a pour but de protéger l’axone et d’isoler électriquement les neurones les uns des autres. Cette gaine de myéline  comprend des intervalles appelés nœuds. Les axones myélinisés transportent plus rapidement les influx nerveux que les axones non myélinisés.

Les neurones peuvent être classés selon leur fonction :

    - Les neurones sensitifs (ou neurones afférents) : transmettent l’information des récepteurs de la peau ou des organes internes vers le SNC.
    - Les neurones moteurs (ou neurones efférents) : transmettent l’information hors du SNC jusqu’aux organes effecteurs (muscles squelettiques, glandes).
    - Les interneurones (ou neurones d’association) : sont situés entre les neurones sensitifs et les neurones moteurs dans les voies nerveuses.

 
La jonction fonctionnelle entre deux neurones ou entre un neurone et des cellules des effecteurs (muscle squelettique ou glande) est appelée synapse. Le neurone qui transmet l’information est appelé neurone présynaptique et le neurone qui reçoit cette information est appelé neurone postsynaptique.

Il existe deux types de synapses :
    - Les synapses électriques : permettent aux ions de circuler directement d’un neurone à l’autre. Elles sont les moins abondantes.
    - Les synapses chimiques : libèrent et reçoivent des neurotransmetteurs chimiques (par exemple, l’acétylcholine, la dopamine, la noradrénaline, la sérotonine, les endorphines, …). Les neurotransmetteurs permettent la transmission de l’influx nerveux du neurone présynaptique au neurone postsynaptique.

- Les nerfs et ganglions :

​Un nerf est un ensemble d’axones du SNP. Ils ont une forme de cordon et leur taille varie.

Il existe 3 types de nerfs selon la direction des influx nerveux transmis :
    - Les nerfs moteurs (ou efférents) : transmettent les influx provenant du SNC uniquement
    - Les nerfs sensitifs (ou afférents) : transmettent les influx vers le SNC seulement
    - Les nerfs mixtes

La majorité des nerfs sont de type mixte.

On classe également les nerfs en fonction de leur origine :
    - Les nerfs crâniens émergent de l’encéphale. Il en existe 12 paires et desservent en majorité les structures de la tête et du cou (il n’y a que les nerfs vagues qui s’étendent jusque dans les cavités thoracique et abdominale). La majorité de ces nerfs sont mixtes (les nerfs olfactifs et optiques sont uniquement sensoriels).
    - Les nerfs spinaux émergent de la moelle épinière. On en compte 31 paires. Ils innervent l’ensemble de l’organisme à l’exception de la tête et de certaines parties du cou. Tous ces nerfs sont mixtes.

Les ganglions sont un amas de corps cellulaires de neurones dont les axones sont associés au SNP. Il existe deux types de ganglions :
    - Les ganglions spinaux (moelle épinière) ou sensitifs
    - Les ganglions autonomes ou moteurs

Récepteurs sensoriels et sensations

La sensation (prise de conscience du stimulus) et la perception (interprétation conscient du stimulus) ont lieu dans les régions sensitives du cerveau.

Les récepteurs sensoriels sont chargés de réagir aux modifications de l’environnement, appelées stimuli. La présence de stimuli suffisamment forts permet de déclencher un influx nerveux qui sera acheminé par les voies afférentes du SNP vers le SNC.

Il existe 3 façons de classer les récepteurs sensoriels : soit en fonction des stimuli qu’ils captent (par exemple, les mécanorécepteurs, les thermorécepteurs, …), soit en fonction de leur localisation (extérorécepteurs, intérorécepteurs, propriorécepteurs), soit en fonction de leur complexité (simples ou complexes).
On trouve des récepteurs sensoriels simples au niveau de la peau qui vont capter la pression, la température… Les récepteurs sensoriels complexes (les organes des sens en réalité) sont ceux de la vision, de l’odorat, du goût, de l’ouïe et de l’équilibre.

L’intensité du stimulus se traduit par la fréquence de transmission des influx. 

Réflexes

Un réflexe est une réponse motrice rapide et involontaire à un stimulus. La plupart des réflexes est intégrée à la physiologie du système nerveux : ils ne sont ni appris, ni prémédités, ni volontaires. On dit qu’ils sont innés (ou inconditionnés). Cependant, il existe également des réflexes acquis (conditionnés) qui résultent d’un long apprentissage. 

Un réflexe suit une voie nerveuse bien particulière, appelée "arc réflexe". Ce dernier est composé d’un récepteur, d’un neurone sensitif, d’un centre d’intégration, d’un neurone moteur et d’un effecteur.

Liens entre les différents systèmes

L’influence du système nerveux existe sur la plupart des autres systèmes de l’organisme. Il n’y a donc pas de liens préférentiels entre le système nerveux et un ou plusieurs systèmes. Cependant, l’influence du système nerveux est plus importante sur deux systèmes.

- Le système musculaire
Sans l’action du système nerveux, le système musculaire ne fonctionnerait pas. En effet, les muscles squelettiques dépendent entièrement du système nerveux pour ce qui est de l’activation et de la régulation : ce sont les nerfs qui indiquent aux muscles quand se contracter et avec quelle intensité. Ce qui n’est pas le cas des muscles lisses (muscles viscéraux et muscle cardiaque) car ces derniers sont régulés par d’autres mécanismes.

 - Le système respiratoire
Son fonctionnement dépend également totalement du système nerveux. Le rôle du système respiratoire est d’oxygéner le sang et de débarrasser ce dernier du gaz carbonique de façon continue. Certains centres nerveux sont responsables du déclenchement et du maintien de l’inspiration et de l’expiration.

Le système endocrinien

Le système endocrinien regroupe toutes les glandes qui secrètent des hormones (glandes endocrines). Ces hormones régulent des processus qui se déroulent sur de longues périodes comme la croissance, la reproduction, l’utilisation des nutriments par les cellules (appelée métabolisme).

C’est le second système de régulation de l’organisme en importance, après le système nerveux avec qui il travaille en synergie.

Focus sur les hormones

Les hormones sont des substances chimiques, secrétées par des cellules. Les hormones appartiennent à deux familles : les hormones dérivées d’acides aminés et les hormones stéroïdiennes (fabriquées à partir du cholestérol).
Les hormones ciblent seulement certaines cellules (appelées cellules cibles) en modifiant leur activité (en ralentissant ou en accélérant leurs processus normaux) : fabrication, activation ou inhibition d’enzymes par exemple. La sensibilité d’une cellule à une hormone est liée à la présence de récepteurs spécifiques à cette hormone. La libération des hormones dépend de stimuli nerveux, hormonaux et humoraux (liés aux liquides de l’organisme comme le sang ou la lymphe).

Composition

Les glandes endocrines sont de petites tailles et réparties dans tout l’organisme. Elles sont très vascularisées et déversent les hormones produites directement dans le sang ou la lymphe.
Les glandes strictement endocrines sont : l’hypophyse, la glande thyroïde, les glandes parathyroïdes, les glandes surrénales et la glande pinéale. D’autres glandes contiennent du tissu endocrinien : le pancréas, les gonades (ovaires et testicules) et le placenta. Ces trois glandes ont, en plus de la production d’hormones, d’autres activités.

- L'hypophyse :
Cette glande se trouve à la base du cerveau et secrète au moins neuf hormones. Un grand nombre de ces hormones régissent l’activité d’autres glandes endocrines. Parmi ces différentes hormones, nous pouvons citer :
    - L'hormone de croissance (GH) qui agit sur le foie, les muscles, les os, le cartilage et d'autres tissus
    - La thyréotropine (TSH) qui stimule la production d'hormones thyroïdiennes par la glande thyroïde
    - L'homone folliculostimulante (FSH) qui agit sur les ovaires (en stimulant la maturation des follicules ovariques et la production d'œstrogène) et sur les testicules (en stimulant la spermatogénèse)
    - L'hormone lutéinisante (LH) qui, chez la femme, déclenche l'ovulation et stimule la production ovarienne d'œstrogènes et de progestérone et qui, chez l'homme, stimule la production de testostérone
    - La prolactine qui stimule les contractions utérines et déclenche le travail au moment de l'accouchement. Elle provoque également l'éjection du lait.
    - L'hormone antidiurétique (ou vasopressine) qui favorise la réabsorpition de l'eau par les reins.

- La glande thyroïde :

La glande thyroïde a la forme d'un papillon et est située dans la partie basse du cou. Elle est composée de deux lobes qui reposent de part et d'autre de la trachée et qui sont reliés par une masse de tissu appelé isthme. Elle synthétise deux hormones : la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3). Ces deux hormones ont pour principaux effets :
    - La régulation du métabolisme de base (état de fatigue, perte ou prise de poids...)
    - La régulation de la température corporelle
    - Le développement du système nerveux chez le fœtus et le nourrisson, le bon fonctionnement du système nerveux chez l'adulte
    - Le bon fonctionnement du système cardiovasculaire, du système musculaire, des systèmes génitaux féminin et masculin
    - La croissance et la maturation du squelette

La glande thyroïde produit également la calcitonine. Cette hormone permet de faire baisser le taux de calcium dans le sang (homéostasie du calcium). Cependant, elle ne semble pas essentielle dans l'homéostasie du calcium car lors de l'ablation de la thyroïde, il n'est pas nécessaire de remplacer cette hormone.

- Les glandes parathyroïdes

Ce sont de petites glandes, généralement au nombre de quatre, qui se trouvent sur les faces postérieures des lobes de la glande thyroïde. Elles synthétisent la parathormone (ou hormone parathyroïdienne, ou PTH) qui préside au maintien de l'homéostasie du calcium et qui a un effet inverse à la calcitonine. Et contrairement à cette dernière, la parathormone est indispensable puisque le calcium intervient dans de nombreuses réactions (transmission de l'influx nerveux, contraction musculaire...). C'est la baisse du calcium sanguin qui déclenche la libération de la parathormone.

- Les glandes surrénales

Elles sont au nombre de deux, une au-dessus de chaque rein, et ont une forme de pyramide. Chaque glande contient deux parties distinctes (la médulla et le cortex) qui produisent chacune leurs propres hormones. Toutefois, la majorité des hormones surrénaliennes favorisent l'adaptation au stress. 
La médulla se charge de produire les catécholamines (adrénaline et noradrénaline), tandis que le cortex produit les minéralocorticoïdes (principalement l'aldostérone), les glucocorticoïdes (principalement le cortisol) et les gonadocorticoïdes (principalement les androgènes transformés en testostérone ou œstrogènes). Ces trois groupes d'hormones stéroïdes sont synthétisés à partir du cholestérol.

- La glande pinéale :

Petite glande située entre les deux hémisphères cérébraux, elle produit principalement la mélatonine ou hormone du sommeil. En effet, la concentration sanguine de la mélatonine oscille suivant un cycle quotidien : elle atteint son maximum vers le milieu de la nuit et son minimum aux alentours de midi. Elle influe donc sur les processus physiologiques rythmiques (température corporelle, sommeil, appétit par exemple).

En plus de ces glandes qui ont pour unique fonction la synthèse d'hormones, il existe des organes et des tissus capables d'assurer d'importantes fonctions tout en synthétisant également des hormones. Il s'agit du pancréas, des gonades et du placenta.

- Le pancréas 

C'est à la fois une glande endocrine (sécrétion d'hormones) et exocrines (sécrétion de suc pancréatique). Dans la partie endocrine du pancréas, il existe deux types de cellules produisant chacune une hormone différente. Les cellules α se chargent de synthétiser le glucagon tandis que les cellules ß synthétisent l'insuline. Ces deux hormones interviennent dans la régulation du taux de glucose dans le sang (glycémie) et sont antagonistes. En effet, le glucagon est une hormone hyperglycémiante permettant une augmentation du taux de glucose dans le sang (libération du glucose dans le sang) tandis que l'insuline est une hormone hypoglycémiante permettant une diminution du taux de glucose dans le sang (augmentation de l'absorption du glucose par les cellules).
En plus de ces deux hormones, certaines cellules produisent la somatostatine et le polypeptide pancréatique.

- Les gonades et le placenta :

Les gonades produisent les hormones sexuelles, comme le font les glandes surrénales mais en plus grande quantité.
Chez la femme, les ovaires produisent notamment les œstrogènes et la progestérone. Les œstrogènes permettent la maturation des organes génitaux et l'apparition des caractères sexuels secondaires féminins lors de la puberté. La progestérone, en association avec les œstrogènes, assurent le développement des seins et les modifications cycliques de la muqueuse utérine (cycle menstruel).
De façon ponctuelle, chez la femme lors d'une grossesse, le placenta est également synthétiseur d'hormones. Il sécrète notamment des œstrogènes et de la progestérone.
Chez l'homme, les testicules produisent la testostérone. Elle est responsable de la maturation des organes génitaux, de l'apparition des caractères sexuels secondaires masculins et de l'apparition de la libido au moment de la puberté. La testostérone est également nécessaire à la production de spermatozoïdes et au fonctionnement des organes génitaux chez l'homme adulte.

- Autres organes :

De nombreux organes n'appartenant pas au système endocrinien produisent tout de même des hormones. Il y a par exemple :
    - Le coeur qui sécrète le facteur natriurétique auriculaire
   - Les organes des voies gastro-intestinales (estomac, duodénum) qui sécrètent entre autres la gastrine et la secrétine
    - Les reins qui sécrètent la rénine et l'érythropoïétine (EPO)
    - La peau qui sécrète le cholécalciférol
    - Le tissu adipeux qui sécrète notamment la leptine

Liens entre les différents systèmes

Les fonctions du système endocrinien profitent à l’ensemble de l’organisme. Par exemple, c’est grâce aux hormones que le développement du squelette et des muscles est possible, c’est aussi grâce à lui que les cellules peuvent utiliser le glucose et ainsi vivre.

Cependant, les interactions majeures avec le système endocrinien ont lieu avec le système nerveux et le système génital.

- Le système nerveux

Les hormones ont une influence saisissante sur le comportement. La présence ou l’absence de testostérone lorsque le fœtus est encore dans l’utérus détermine le « sexe » du cerveau : la présence de testostérone augmente le nombre de récepteurs des androgènes et masculinise donc le cerveau. A l’inverse, en l’absence de testostérone, le cerveau se féminise.
Si les hormones peuvent influer sur le système nerveux, ce dernier influe également sur le système endocrinien : l’hypothalamus, en plus d’être une glande endocrine, coordonne l’essentiel de l’activité hormonale car il régit l’hypophyse ou la médulla surrénale par des mécanismes hormonaux ou nerveux.

- Les systèmes génitaux féminin et masculin

Les hormones vont permettre l’apparition et le développement des organes génitaux conformément au sexe génétique : la testostérone chez le fœtus mâle permet le développement des voies génitales et des organes génitaux externes masculins. En l’absence de testostérone, ce sont les structures féminines qui se développent. Durant la puberté, la production d’hormones sexuelles déclenche et oriente la maturation des organes génitaux. Sans cette production hormonale, les organes génitaux garderaient l’apparence qu’ils ont durant l’enfance et la personne est alors infertile.
Durant la grossesse, les hormones jouent également un rôle important. Tout d’abord, elles permettent le maintien de la grossesse. Elles préparent également les seins à la lactation puis à la production et à l’éjection du lait. Certaines de ces hormones déclenchent le travail au moment de l’accouchement et favorisent l’expulsion du bébé.

Le système cardiovasculaire

Le système cardiovasculaire, tout comme le système respiratoire, est indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Il permet une distribution de l’oxygène et des nutriments nécessaires à l’ensemble des cellules et permet également d’en éliminer les déchets

Composition
- Sang
- Cœur
- Vaisseaux sanguins

Le sang

Il est composé d’éléments figurés (globules rouges, globules blancs, plaquettes) à 45% et de plasma à 55%. C’est un liquide visqueux représentant environ 8% de la masse corporelle : le volume sanguin d’un adulte en bonne santé est d’environ 5L.
Le sang a trois rôles : transporter, réguler et protéger.

- Transport : il apporte l’oxygène (grâce à l’hémoglobine des globules rouges) et les nutriments aux cellules, élimine les déchets et distribue les hormones.
- Régulation : il permet le maintien de la température corporelle, du pH dans les cellules.
- Protection : il prévient les infections (grâce aux globules blancs et aux anticorps) et les hémorragies (grâce aux plaquettes et aux protéines plasmatiques).

Le cœur

Il se situe au sein du thorax, entre les deux poumons et est aussi gros qu’un poing (il pèse environ 300g chez l’adulte). Sa base est plate et c’est de là que partent l’artère pulmonaire (qui relie le cœur aux poumons) et l’aorte (qui le relie au reste de l’organisme : organes, viscères, muscles, tissus).
Tout le monde peut ressentir les battements du cœur grâce à la pointe du cœur (appelée apex) qui cogne contre les 5ème et 6ème côtes gauches.

Anatomie fonctionnelle

L’essentiel de la masse du cœur est représenté par le myocarde (« muscle du cœur »), constitué principalement de cellules musculaires cardiaques.

On retrouve quatre cavités dans le cœur : deux oreillettes (une gauche, une droite) et deux ventricules (un droit, un gauche).

- Les oreillettes (petites cavités) sont les points d’arrivée du sang en provenance de la circulation. Trois veines entrent dans l’oreillette droite : la veine cave supérieure (pour le sang circulant au-dessus du diaphragme), la veine cave inférieure (pour le sang circulant en-dessous du diaphragme) et le sinus coronaire (pour le sang irriguant le myocarde). Quatre veines entrent dans l’oreillette gauche, elles sont toutes des veines pulmonaires qui ramènent le sang des poumons vers le cœur.

- Les ventricules, quant à eux, sont le point de départ du sang vers la circulation générale. Ce sont deux grandes cavités qui occupent la majorité du cœur, leur paroi est épaisse car ce sont elles qui sont les véritables pompes. En se contractant, les ventricules envoient le sang hors du cœur, dans les vaisseaux : le sang éjecté par le ventricule droit se retrouve dans l’artère pulmonaire pour rejoindre les poumons et le sang éjecté par le ventricule gauche se retrouve dans l’aorte pour être acheminé au reste de l’organisme (grâce aux ramifications successives de l’aorte).

Les vaisseaux sanguins

Le sang circule dans l’ensemble du corps grâce aux vaisseaux sanguins. Cette circulation part du cœur et revient au cœur. Il existe trois grandes catégories de vaisseaux sanguins : les artères, les capillaires et les veines.
Lorsque les artères s’éloignent du cœur, leur diamètre diminue pour former des artérioles et terminer en capillaires. Les capillaires forment le lit capillaire des organes et des tissus et le sang, une fois passé par ce lit capillaire, remonte vers le cœur via les veinules puis les veines (diamètre de plus en plus important). Mis bout à bout, les vaisseaux sanguins d’un être humain adulte mesureraient quelque 100 000 km.

Dans la circulation systémique (circulation dans l’organisme), les artères transportent toujours le sang oxygéné alors que les veines transportent toujours du sang pauvre en oxygène. Dans la circulation pulmonaire, c’est l’inverse. Les artères pulmonaires transportent du sang pauvre en oxygène du cœur vers les poumons alors que les veines pulmonaires ramènent du sang riche en oxygène des poumons au cœur.

Parmi les vaisseaux sanguins, seuls les capillaires sont en contact étroit avec les cellules (via le lit capillaire). En effet, ils ont une paroi extrêmement fine qui permet les échanges entre le sang et le liquide interstitiel. Ces échanges fournissent aux cellules ce qui est nécessaire à leur bon fonctionnement.

Liens entre les différents systèmes

Le système cardiovasculaire est le système roi de l’organisme : aucun autre système ne peut fonctionner si le sang cesse de circuler. Inversement, tous les autres systèmes influent sur le système cardiovasculaire : les systèmes respiratoires et digestifs apportent respectivement au sang oxygène et nutriments, par exemple.

Cependant trois de ces systèmes ont des liens particuliers avec le système cardiovasculaire :

- Le système musculaire

La relation entre ces deux systèmes est l’entraide. Quand les muscles sont actifs et en forme, le système cardiovasculaire l’est aussi. Sans activité physique, le cœur faiblit et sa masse diminue. A l’inverse, avec l’activité physique, le cœur devient plus fort et plus gros. L’exercice physique permet également de prévenir les dépôts lipidiques et ainsi maintenir un système cardiovasculaire sain.

- Le système nerveux

Le cerveau ne peut fonctionner sans un apport continu en oxygène et glucose. Le cerveau dispose donc du mécanisme d’autorégulation circulatoire le plus précis de l’organisme. Ce mécanisme le protège car il agit sur les artérioles pour éviter que les neurones ne meurent. Le système nerveux influe également sur le système cardiovasculaire : le système nerveux autonome régit la force et la fréquence des battements cardiaques alors que le système nerveux sympathique régit la pression artérielle et adapte l’irrigation sanguine de la peau pour permettre la thermorégulation.

- Le système urinaire

Le système urinaire joue un rôle dans le maintien du volume sanguin et de la dynamique circulatoire et la pression sanguine permet la filtration rénale. Dans les reins, il se produit la purification du sang : les déchets métaboliques ainsi que les ions en excès sont éliminés dans les urines alors que l’eau et les nutriments restent dans le sang. le système urinaire régule la pression sanguine en modifiant la diurèse (élimination des urines) et en libérant une hormone régulatrice (la rénine).

Le système respiratoire

Il absorbe l’oxygène et élimine le gaz carbonique. Il assure en permanence l’oxygénation du sang et l’élimination du gaz carbonique qu’il contient ; les échanges gazeux se produisent à travers les parois des alvéoles pulmonaires.

Besoins vitaux

L’oxygène est indispensable car sans lui, il est impossible d’utiliser les nutriments nécessaires aux fonctions vitales. L’apport en oxygène doit être continuel.
Il représente 20% de l’air inspiré. Il pénètre dans le sang et atteint les cellules grâce au travail conjoint du système respiratoire et du système cardiovasculaire.
Avec la consommation d’oxygène, les cellules fabriquent du gaz carbonique qui doit être éliminé.

La respiration est la somme de 4 processus

- La ventilation pulmonaire = circulation de l’air dans les poumons (communément appelée « respiration »)
- La respiration externe = diffusion de l’oxygène des poumons vers le sang et du gaz carbonique du sang vers les poumons
- Le transport des gaz respiratoires = transport de l’oxygène des poumons vers les cellules et transport du gaz carbonique des cellules vers les poumons
- La respiration interne = diffusion de l’oxygène du sang vers les cellules et diffusion du gaz carbonique des cellules vers les capillaires sanguins.

Seuls les 2 premiers processus sont propres au système respiratoire. Mais ils sont impensables sans les deux autres : l’un comme l’autre sont vitaux à la vie des cellules.

Le système respiratoire joue également un rôle dans l’olfaction et dans la parole car il déplace l’air.

Composition

- Nez et cavités nasales
Pharynx
- Larynx
- Trachée
- Bronches et ramifications (bronchioles)
- Poumons, contenant les sacs alvéolaires dans lesquels se trouvent les alvéoles pulmonaires

Anatomie fonctionnelle du système respiratoire

Le système respiratoire peut être divisé en 2 zones : la zone de conduction, du nez jusqu’aux bronchioles, permet à l’air inspiré d’être purifié, humidifié et réchauffé et la zone respiratoire, des bronchioles aux alvéoles, dans laquelle se produisent les échanges gazeux.

Zone de conduction

- Nez : c’est lui qui permet à l’air d’être purifié, humidifié et réchauffé. Il abrite également les récepteurs olfactifs.
- Pharynx
- Larynx : c’est lui qui aiguille l’air et les aliments dans les conduits appropriés (trachée ou œsophage).  L’épiglotte bloque le passage des aliments et des liquides dans les conduits aériens lors de la déglutition. C’est également dans le larynx que se trouvent les cordes vocales.
- Trachée
- Bronches : les bronches principales droite et gauche pénètrent dans les poumons pour s’y diviser jusqu’à n’être plus que des bronchioles. Au fur et à mesure que le diamètre des conduits diminue, le nombre de branches augmente. Par conséquent, même si chaque bronchiole est petite, leur nombre est considérable. Les bronchioles mènent à la zone respiratoire : les échanges gazeux ont lieu dans les alvéoles pulmonaires (qui se situent dans les poumons).
- Poumons : ce sont eux qui sont les organes de l’échange gazeux grâce aux alvéoles. Ils ne sont pas totalement identiques : le poumon droit possède trois lobes alors que le poumon gauche n’en possède que deux. Ils sont tous les deux rattachés à la plèvre qui est composée de deux feuillets : l’un tapisse la paroi thoracique et l’autre protège la face externe des poumons. L’espace entre les feuillets, appelé cavité pleurale, diminue la friction produite par les mouvements de la respiration. Les artères pulmonaires amènent le sang de la circulation générale aux poumons et les veines pulmonaires emmènent le sang oxygéné des poumons au cœur qui le distribuera dans l’organisme.

Mécanisme de la respiration

La respiration est également appelée ventilation pulmonaire. Elle comporte 2 phases : l’inspiration qui correspond à l’entrée de l’air dans les poumons et l’expiration qui correspond à la sortie des gaz des poumons.

- Inspiration
Suite à la contraction des muscles inspiratoires (diaphragme et muscles intercostaux), il y a augmentation du volume de la cage thoracique qui permet une dilatation des poumons et une augmentation du volume intraalvéolaire.

- Expiration
Le relâchement des muscles inspiratoires entraîne une diminution du volume de la cage thoracique. Il y a rétractation passive des poumons ainsi qu’une diminution du volume intraalvéolaire. C’est un processus passif qui résulte plus de l’élasticité naturelle des poumons que de la contraction musculaire.

- Volumes respiratoires
A chaque respiration, le volume d’air inspiré et expiré est d’environ 500 mL. Il est appelé Volume Courant. Lors d’un effort, celui-ci peut être multiplié par 4 à 6. Même après une expiration forcée, il reste toujours une quantité d’air dans les poumons. On l’appelle le Volume Résiduel.

Liens entre les différents systèmes

Tous les systèmes sont liés au système respiratoire car ce dernier fournit l’oxygène et élimine le gaz carbonique.

Cependant trois de ces systèmes ont des liens particuliers avec le système respiratoire.

- Le système cardiovasculaire
Ces deux systèmes sont inséparables. En effet, le système respiratoire permet l’apport en oxygène mais c’est bel et bien le sang qui assure la distribution de l’oxygène à l’ensemble de l’organisme et ramène le gaz carbonique aux poumons pour son élimination.
C’est pourquoi, sans l’action du cœur et des vaisseaux sanguins, l’action des poumons serait vaine.

- Le système lymphatique et immunitaire
Le système respiratoire est réellement le seul à être totalement exposé à l’environnement extérieur (mélange de particules et microorganismes potentiellement dangereux). Les premières défenses du système immunitaire sont propres au système respiratoire et sont représentés par les cils et le mucus. Viennent ensuite les amygdales qui vont arrêter les envahisseurs qui auraient réussi à passer les premières défenses.

- Le système musculaire
Tout comme les autres cellules, celles des muscles ont besoin d’oxygène pour fonctionner. Au repos, le système respiratoire fonctionne à son niveau de base mais dès qu’un effort physique a lieu, la fréquence respiratoire augmente pour ajuster l’apport en oxygène à la demande.

Le système lymphatique et immunitaire

Il arrive que des liquides (liquide entre les cellules pouvant contenir des protéines par exemple) s'échappent des vaisseaux sanguins. Le système lymphatique permet de les recueillir et de les réacheminer vers le sang, action essentielle pour maintenur le volume sanguin (et donc la pression artérielle). Le système immunitaire, quant à lui, joue un rôle de protection de l'organisme : les globules blancs (lymphocytes) s'attaquent aux substances étrangères présentes dans l'organisme.

Système lymphatique

Le système lymphatique assure le fonctionnement du système cardiovasculaire et permet l'efficacité du système immunitaire.
Pour ce faire, il est composé de trois parties : le réseau de vaisseaux lymphatiques, la lymphe (liquide contenu dans les vaisseaux lymphatiques) et les nœuds lymphatiques.

- Cellules et tissus lymphoïdes
On compte parmi ces cellules : les lymphocytes (T et B), les macrophagocytes (ou macrophages), les cellules dendritiques et les cellules réticulaires. Les rôles de ces cellules seront détaillés un peu plus loin.
Les tissus lymphoïdes abritent les lymphocytes et les macrophagocytes. Ils offrent aux cellules lymphoïdes une position stratégique idéale pour la surveillance de l'organisme.

- Vaisseaux lymphatiques
Les vaisseaux lymphatiques sont exceptionnellement perméables afin de laisser passer les protéines et les particules provenant de l'espace interstitiel (entre les cellules). En plus du liquide interstitiel et de ces particules, on trouve des liquides provenant du foie et des intestins. Une fois dans les vaisseaux lymphatiques, ces liquides prennent le nom de lymphe. Chaque jour, trois litres de lymphe retournent dans la circulation sanguine (ce qui correspond au volume liquidien qui s'en échappe).
Dans ces vaisseaux, le liquide s'écoule selon un sens unique : vers le cœur. Afin que le retour en arrière ne se produise pas, on trouve des valvules dans les vaisseaux.
Plus les vaisseaux lymphatiques s'approchent du cœur, plus leur diamètre est grand.
Le réseau lymphatique commence au niveau des capillaires lymphatiques qui s'insinuent entre les cellules et les capillaires sanguins. Ils sont cependant absents des os, des dents, du myocarde et du système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Ces capillaires deviennent des vaisseaux lymphatiques collecteurs qui deviennent, à leur tour, des troncs lymphatiques et enfin des conduits lymphatiques. En fin de parcours, la lymphe atteint deux gros conduits : le conduit lymphatique droit (qui draine la lymphe du membre supérieur droit, du côté droit de la tête et du thorax) et le conduit thoracique (qui draine la lymphe du reste de l'organisme).
Lors d'une inflammation, les capillaires lymphatiques captent les débris cellulaires, les agents pathogènes (virus, bactéries). Ces éléments peuvent se retrouver dans la circulation sanguine en suivant la voir lymphatique. Pour protéger au mieux l'organisme contre un risque de contamination, la lymphe est filtrée par ce qu'on appelle les nœuds lymphatiques et examinée par les  cellules lymphoïdes qui s'y trouvent.

- Nœuds lymphatiques
Ce sont les principaux organes lymphoïdes. Ils sont également appelés ganglions lymphatiques, situés le long des vaisseaux lymphatiques. On en compte une centaine et sont habituellement invisibles. Un grand nombre de nœuds lymphatique se trouve dans la région de l'aine, de l'aisselle, du cou et de la cavité abdominale.
Ces nœuds lymphatiques drainent la lymphe et participent à l'activation du système immunitaire. Ils contiennent les principales cellules lymphoïdes (lymphocytes, plasmocytes, macrophagocytes), ce qui permet d'éviter aux particules étrangères de passer dans le sang et de se disséminer dans l'organisme.
La lymphe entre dans un nœud lymphatique par les vaisseaux lymphatiques afférents et ressort par un seul vaisseau lymphatique efférent. Etant donné qu'il y a moins de vaisseaux efférents que de vaisseaux afférents, la lymphe stagne dans le nœud lymphatique. Cela permet sa purification grâce à l'action des cellules lymphoïdes. il faut que la lymphe passe dans plusieurs nœuds lymphatiques pour être totalement purifiée.

- Autres organes lymphoïdes
Parmi les autres organes lymphoïdes, nous trouvons :
    
    - ​La rate
C'est un site de prolifération des lymphocytes et d'élaboration de la réponse immunitaire. Elle joue également un rôle de filtration du sang qui l'irrigue grâce aux cellules lymphoïdes qui s'y trouvent. Elle se situe du côté gauche de la cavité abdominale, juste au-deesous du diaphragme.

    - Le thymus
Son rôle n'est important que dans les premières années de la vie : il cesse de croître après la puberté (il est déjà très actif chez le nouveau-né) et a quasiment disparu chez la personne âgée. C'est dans le thymus que les précurseurs des lymphocytes T deviennent aptes à agir contre des particules étrangères. Il se situe à la base du cou et s'étend jusque dans la partie supérieure du thorax.

    - Les amygdales
On trouve les amygdales à l'entrée du pharynx et leur nom dépend de leur localisation : les amygdales palatines, à l'extrémité postérieure de la cavité buccale, sont les plus grosses et les plus fréquemment infectées, les amygdales linguales, à la base de la langue, l'amygdale pharyngienne, dans la paroi postérieure du nasopharynx. Les amygdales recueillent la majeure partie des particules étrangères pénétrant dans le pharynx et qui peuvent être apportées par l'air ou les aliments.

    - Les amas de follicules lymphoïdes
Les follicules lymphoïdes agrégés se trouvent la paroi de l'intestin grêle final. On en compte environ 200. On retrouve également d'autres follicules lymphoïdes dans l'appendice. Ces deux types de follicules occupent une situation idéale pour détruire les bactéries (en nombre important dans l'intestin) avant qu'elles ne puissent pénétrer la paroi intestinale. Elles fabriquent aussi un grand nombre de lymphocytes doués de "mémoire" et destinés à l'immunité à long terme.

Les amygdales, les follicules lymphoïdes agrégés, les follicules de l'appendice ainsi que les follicules lymphoïdes de la paroi des bronches et de la muqueuse des organes urinaires et génitaux forment un ensemble de petites masses tissulaires lymphoïdes qui vise à protéger les voies ouvertes sur l'extérieur contre les attaques répétées des particules étrangères qui y pénètrent.


Système immunitaire

Lorsqu'une particule étrangère pénètre dans l'organisme, elle doit faire face à la réaction inflammatoire et aux cellules lymphoïdes (appelées également cellules immunitaires).

Les cellules lymphoïdes qui participent à la défense de l'organisme sont les lymphocytes (T et B), les macrophagocytes et les cellules dendritiques. Chacune a un rôle bien particulier.

- Lymphocytes
Les lymphocytes naissent dans la moelle osseuse rouge et leur maturation donne naissance à deux types de cellules : les lymphocytes T et les lymphocytes B. Ces cellules défendent l'organisme contre toute particule considérée comme étrangère (bactérie, virus, ...).

- Lymphocytes T
Leur rôle est de diriger la réaction immunitaire et il arrive que certains d'entre eux participent à l'immunité en attaquant eux-mêmes les cellules infectées pour les détruire. Ils circulent continuellement dans le sang, la lymphe et les nœuds lymphatiques.

- Lymphocytes B
Ils participent à la défense de l'organisme en produisant des plasmocytes qui sécrètent des anticorps. Ces anticorps désactivent les particules étrangères et les marquent pour qu'elles soient détruites.

- Macrophagocytes
Ils détruisent les cellules étrangères en les englobant et contribuent à l'activation des lymphocytes T.

- Cellules dendritiques
Elles capturent les particules étrangères pour les amener aux nœuds lymphatiques.

Le système digestif

Le système digestif permet la transformation des aliments en nutriments et autres substances utilisables par l’organisme et leur passage dans la circulation sanguine pour une distribution à l’ensemble des cellules. Il élimine également les résidus non digestibles ou non absorbés.

La digestion

La digestion est la succession de 6 étapes : l’ingestion, la propulsion, la digestion mécanique, la digestion chimique, l’absorption et la défécation.

- L’ingestion
Il s’agit tout simplement de l’introduction d’aliment dans la bouche.

- La propulsion
C’est l’association de deux phénomènes mécaniques : la déglutition et le péristaltisme (alternance de contraction et de détente des muscles du tube digestif). Le péristaltisme pousse la nourriture tout au long du tube digestif et permet un brassage de celle-ci.

- La digestion mécanique
Elle comprend la mastication (mélange des aliments et de la salive dans la bouche, grâce à la langue), le mélange de la nourriture dans l’estomac et la segmentation (contractions rythmiques de l’intestin grêle) permettant un mélange de la nourriture avec les sucs digestifs et une absorption optimale en favorisant le contact du bol alimentaire avec les parois de l’intestin.

- La digestion chimique
Elle commence dans la bouche et est quasiment terminée à la fin de l’intestin grêle. Elle correspond à la dégradation des morceaux d’aliments en unités assimilables par l’organisme grâce à l’action d’enzymes secrétées par les glandes digestives.

- L’absorption
C’est le passage des produits de la digestion, des vitamines, minéraux et eau du tube digestif dans le sang, au travers de la muqueuse digestive. Le principal lieu d’absorption est l’intestin grêle.

- La défécation
Elle correspond à l’élimination, hors de l’organisme, des substances non digestibles ou non absorbées, sous forme de fèces.

Composition

Les organes du système digestif se répartissent en deux groupes : les organes du tube digestif et les organes digestifs annexes.

- Les organes du tube digestif
Le tube digestif est un tube musculeux continu. C’est lui qui digère la nourriture (il en fait de petits morceaux) et permet le passage des éléments fragmentés dans le sang. Les organes du tube digestif sont au nombre de sept : la bouche, le pharynx, l’œsophage, l’estomac, l’intestin grêle, le gros intestin et l’anus.

- Les organes digestifs annexes
Les organes annexes sont les dents, la langue, les glandes salivaires, la vésicule biliaire, le foie et le pancréas. Les glandes salivaires, le foie, le pancréas et la vésicule biliaire sont extérieurs au tube digestif : elles y sont reliées par des canaux. Ce sont elles qui produisent des substances capables de dégrader les aliments.

Anatomie fonctionnelle

- Bouche et organes associés
La bouche est le point d’entrée des aliments dans le tube digestif. Elle est délimitée par les lèvres, les joues, le palais, la langue et elle communique, au fond, avec l’oropharynx.
Au cours de la mastication, la langue mélange la nourriture et la replace constamment entre les dents. Elle permet aussi de mêler la nourriture avec la salive pour la transformer en bol alimentaire.
La salive est sécrétée par un certain nombre de glandes salivaires (notamment les glandes parotides, sublinguales et submandibulaires). Elle a pour rôle, entre autre, de nettoyer la bouche, d’humecter les aliments et d’amorcer la digestion grâce aux enzymes qu’elle contient.
Les dents jouent également un rôle important dans le début du processus de digestion : ce sont elles qui déchirent, broient la nourriture et découpent les aliments en petits morceaux. C’est la mastication. A l’âge adulte, les dents sont au nombre de 32 et sont classées selon leur forme et leur fonction : nous retrouvons les incisives qui coupent, les canines qui déchirent et transpercent, les pré-molaires et molaires qui broient et écrasent. Chaque dent est recouverte d’émail. L'émail est la substance la plus dure de l’organisme car il doit supporter la force de la mastication. Sous l’émail, on trouve la dentine, appelée également ivoire, qui amortit les chocs produits sur l’émail pendant la mastication. La dentine protège la pulpe de la dent qui est composée de tissu conjonctif,vaisseaux sanguins et nerfs. C’est la pulpe qui assure la sensibilité de la dent. Il faut prendre soin de ses dents car une fois l’émail et la dentine atteints, il n’est plus possible de les refrabriquer. C’est pourquoi, un brossage des dents régulier (2 fois par jour) et l’utilisation du fil dentaire sont nécessaires. Sans cela, il y a formation de la plaque dentaire aboutissant au tartre et à l’apparition de caries. Il est important de consulter son dentiste au moins une fois par an.

- Le pharynx
Une fois les aliments broyés et déchiquetés, ils sont poussés vers le fond de la bouche : l’oropharynx puis le laryngopharynx. Ces deux passages sont communs aux solides, aux liquides et à l’air. Les muscles du pharynx poussent les aliments vers l’œsophage.

- L’œsophage
Il achemine les aliments solides et les liquides vers l’estomac grâce au péristaltisme. Pour ce faire, l’épiglotte bloque l’entrée du larynx et évite ainsi le passage de l’alimentation dans les poumons. Lorsque l’onde péristaltique approche de l’estomac, le sphincter œsophagien (appelé cardia) se détend pour permettre au bol alimentaire de pénétrer dans l’estomac.

- L’estomac
L’estomac est situé entre l’œsophage (jonction grâce au cardia) et l’intestin grêle (jonction grâce au pylore). Il est comparable à une poche extensible : à vide, il contient 50mL et peut contenir jusqu’à 4 litres. Il est en forme de J majuscule chez l’adulte, mesurant 15 à 20 centimètres de haut. On distingue trois parties : le fundus, le corps et l’antre.
L’estomac assure les deux types de digestion. La digestion mécanique est possible grâce à la composition musculaire de l’estomac et la digestion chimique, grâce à la présence de glandes sécrétant les sucs gastriques, le mucus protecteur et l’acide chlorhydrique. Ce dernier maintient le pH acide (entre 1,5 et 5) et permet ainsi l’action des enzymes digestives. La digestion dans l’estomac dure entre 3 et 7 heures et permet d’obtenir ce qu’on appelle le chyme. Le passage du chyme dans l’intestin grêle est régi par le pylore.  

- L’intestin grêle
L’intestin grêle est le principal lieu de la digestion. En plus de la finalisation de la digestion chimique (grâce aux sécrétions du foie et du pancréas), c’est au long des 6 mètres (en moyenne) de l’intestin grêle que l’absorption de la majorité des éléments nutritifs se produit.
L’intestin grêle peut être découpé en trois parties : le duodénum (qui fait le lien avec l’estomac), le jéjunum et l’iléon (qui est en relation avec le gros intestin). En plus de sa longueur qui permet déjà une grande absorption, ses parois possèdent trois types de modification augmentant de près de 600 fois la surface d’absorption. Ces modifications sont les plis circulaires, les villosités intestinales et les microvillosités intestinales.

- Le foie
Le foie est un organe annexe à l’intestin grêle. Il joue un rôle très important de façon générale pour le bon fonctionnement de l’organisme mais concernant la digestion, son seul rôle est la production de la bile. Cette dernière est essentielle à la digestion des lipides car elle permet, grâce aux sels biliaires, de les disperser en fines particules et ainsi faciliter l’action des enzymes digestives.
La bile est stockée dans la vésicule biliaire (où elle se concentre en attendant d’être utilisée) et est déversée dans le duodénum via le conduit cystique puis le canal cholédoque.

- Le pancréas
Le pancréas est lui aussi un organe annexe à l’intestin grêle. C’est une glande indispensable à une bonne digestion car le pancréas secrète un grand nombre d’enzymes (une vingtaine) capables de dégrader tous les éléments composant les aliments. Le suc pancréatique (enzymes, eau et électrolytes) permet également de neutraliser l’acidité du chyme et permet un milieu adéquat à l’action des enzymes agissant dans l’intestin. Il s’écoule par le conduit pancréatique qui fusionne avec le canal cholédoque avant de se déverser dans le duodénum.

- L'intestin grêle 
La majeure partie de la digestion chimique se fait dans l’intestin grêle grâce aux enzymes intestinales et aux enzymes pancréatiques. La très grande majorité des nutriments et de l’eau est absorbée dans l’intestin grêle. Dans la plupart des cas, il s’agit de mécanismes de transport actif sauf pour les lipides, les vitamines liposolubles qui sont solubilisés par les sels biliaires et les vitamines hydrosolubles qui sont absorbées par diffusion.

Le passage du chyme dans l’intestin dure de 3 à 6 heures à cause des multiples méandres des différentes sections.

- Le gros intestin
Le gros intestin suit l’intestin grêle et se différencie de ce dernier par son diamètre plus important et sa longueur plus courte. Il se décompose lui aussi en plusieurs segments : le cæcum, l’appendice (jouant un rôle important dans l’immunité), le côlon (ascendant, transverse, descendant et sigmoïde), le rectum et le canal anal qui se termine par l’anus. Les fonctions du gros intestin dans la digestion sont au nombre de deux : l’absorption de l’eau résiduelle, de certains électrolytes et vitamines et la défécation. C’est d’ailleurs la poussée des matières fécales vers l’anus et l’élimination de ces dernières qui sont les fonctions primordiales du gros intestin. La flore bactérienne du gros intestin est indispensable car elle métabolise certaines molécules et permet la fermentation des glucides non digestibles (les fibres en particulier). Elle synthétise également les vitamines du groupe B et la majorité de la vitamine K.

Lien entre les différents systèmes

Le système digestif fournit à tous les autres systèmes les nutriments nécessaires aux besoins énergétiques, à la croissance, à l’entretien et à leur fonctionnement normal. Le fait que le système digestif fournisse les nutriments indispensables met en évidence l’importance du système digestif pour pratiquement tous les systèmes de l’organisme.

Toutefois, il existe trois systèmes qui sont plus particulièrement liés au système digestif :

- Les systèmes cardiovasculaire et lymphatique
Sans les capillaires et les vaisseaux sanguins, la distribution des nutriments à l’ensemble des cellules de l’organisme serait impossible. Le système immunitaire offre une protection indispensable car il faut rappeler que le tube digestif est ouvert sur l’extérieur aux deux extrémités, ce qui l’expose aux virus et aux bactéries pathogènes.

- Le système endocrinien
Le système digestif a d’une part une interaction essentielle avec le système endocrinien mais il est, d’autre part, l’organe endocrinien le plus étendu et le plus complexe du système endocrinien. Il produit des hormones qui régissent la motilité du tube digestif et la production d’hormones par l’estomac, l’intestin grêle, le foie et le pancréas. Certaines hormones des organes digestifs participent à la régulation de la faim et de la satiété et les hormones pancréatiques contribuent au métabolisme des glucides, lipides et acides aminés dans l’ensemble de l’organisme.

Le système génital féminin

Les systèmes génitaux assurent la reproduction. Le système génital féminin est complémentaire du système génital masculin. Les ovaires produisent les ovules (gamètes femelles) et les hormones sexuelles femelles.

Composition 

Le système génital féminin comprend le siège de la fécondation et du développement du fœtus et les glandes mammaires.
Le rôle de la femme dans la reproduction est plus complexe que le rôle de l'homme. En effet, en plus de produire les ovules, l'organisme féminin doit être capable d'accueillir et de soutenir le développement embryonnaire durant neuf mois.
Le système génital féminin est constitué des ovaires et des voies génitales féminines. Cette association forme les organes génitaux internes. Il existe également des organes génitaux externes.

- Les ovaires
Les ovaires sont au nombre de deux, situés de part et d'autre de l'utérus. Ils sont maintenus en place par plusieurs ligaments. Chaque ovaire contient des follicules qui renferment un ovocyte (ou ovule), à différents stades de maturation. Chaque mois, lorsque la femme est en âge de procréer, il y a expulsion d'un ovocyte de l'ovaire : c'est l'ovulation. Après l'ovulation, la structure du follicule change pour devenir un corps jaune qui finit par dégénérer.

- Les voies génitales féminines
Contrairement aux voies génitales masculines qui sont en contact direct avec les testicules, les voies génitales féminines sont peu en contact avec les ovaires. Ce qui implique qu'au moment de l'ovulation, les ovocytes sont éjectés dans la cavité péritonéale et certains s'y perdent définitivement.

- Les trompes utérines
La portion initiale des voies génitales est formée par les trompes utérines ou trompes de fallope. Une trompe capte l'ovocyte lors de l'ovulation et c'est dans cette partie des voies génitales qu'à généralement lieu la fécondation. Chaque trompe débouche dans l'utérus.

- L'utérus 
L'utérus est un organe creux et musculeux, destiné à accueillir, héberger et nourrir l'œuf fécondé. La forme de l'utérus peut être différente si la femme a déjà ou non été enceinte. Chez la femme fertile mais n'ayant jamais eu de grossesse, l'utérus a la forme et la grosseur d'une poire. Chez une femme ayant déjà eu une grossesse, celui-ci peut être jusqu'à deux fois plus gros. L'utérus s'unit au vagin, séparation faite par le col de l'utérus. Ce dernier fait saillie dans le vagin.

- Le vagin 
Le vagin est comparable à un tube, dont la paroi est extensible, qui s'étend de l'utérus à l'extérieur du corps. Il permet la sortie du bébé lors de l'accouchement et l'écoulement du flux menstruel. C'est également l'organe féminin de la copulation car c'est lui qui reçoit le pénis et le sperme lors des rapports sexuels.

- Les organes génitaux féminins externes 
Ces organes génitaux sont également appelés vulves. Cette dernière est composée du mont du pubis, des lèvres, du clitoris et des structures du vestibule (méat urétral [orifice de l'urètre], orifice vaginal, glandes vestibulaires majeures).
On compte également le clitoris qui est l'homologue du pénis masculin car il est composé de tissu érectile et est richement innervé. Il contribue à l'excitation sexuelle chez la femme.

- Les glandes mammaires 
Les glandes mammaires existent à la fois chez l'homme et chez la femme mais elles sont uniquement fonctionnelles chez la femme. Comme leur rôle est de produire le lait pour nourrir le nourrisson, elles ne deviennent actives qu'à partir du moment où la reproduction a eu lieu. 
Chaque glande mammaire contient un grand nombre de lobules contenant les alévoles productrices de lait.
Il faut noter que les glandes mammaires font en réalité partie du système tégumentaire car elles sont incluses dans l'hypoderme des seins.

Lien entre les systèmes

Les relations entre le système génital et les autres systèmes sont peu importantes. En effet, le système génital se concentre sur une seule et même action : construire un tout nouvel individu grâce à la transmission du patrimoine génétique. 
Toutefois, il existe un système avec lequel les relations sont plus importantes : le système endocrinien.

Certaines glandes de ce système sont indispensables pour l'orchestration de quasiment toutes les fonctions de la reproduction : maturation du système génital, production de gamètes, ...
À noter qu'une hormone particulière, la leptine, envoie un message au cerveau pour lui signaler que la femme a emmagasiné suffisamment d'énergie et est capable d'assurer la reproduction.

L'appareil génital masculin

Les systèmes génitaux assurent la reproduction. Le système génital masculin est complémentaire du système génital féminin. Les testicules produisent les spermatozoïdes (gamètes mâles) et l'hormone sexuelle mâle.

Composition

En plus des testicules chez l'homme, le système génital masculin comprend des conduits et des glandes permettant l'acheminement des spermatozoïdes.

- Le scrotum 
Il est comparable à un sac et contient les testicules. Il maintient les testicules à une température idéale pour la viabilité des spermatozoïdes : lorsqu'il fait froid, le scrotum se rétrécit et se plisse, ce qui diminue la surface et augmente l'épaisseur pour réduire la perte de chaleur. Les testicules se rapprochent ainsi du corps et donc de la chaleur de ce dernier. Au contraire lorsqu'il fait chaud, le scrotum se relâche, la surface de refroidissement augmente (transpiration) et les testicules sont plus bas et s'éloignent de la chaleur du corps.

- Les testicules 
Les testicules, au nombre de deux et gros comme des prunes, fabriquent les spermatozoïdes (spermatogénèse) et synthétisent les hormones mâles, dites androgènes, et notamment, la testostérone.
La spermatogénèse débute vers l'âge de 14 ans et ne s'arrête plus. C'est aussi au cours de la puberté que la maturation de la régulation hormonale a lieu. Cette maturation dure environ 3 ans. La testostérone stimule la maturation des organes génitaux masculins (conduits, glandes, pénis) et déclenche le développement des caractères sexuels secondaires de l'homme (développement de la pilosité, abaissement du timbre de la voix, développement des os et des muscles). De plus, elle stimule la spermatogénèse et est à l'origine de la libido.

- Le pénis 
Avec le scrotum, le pénis forme les organes génitaux externes. Il est l'organe de la copulation car c'est grâce à lui que les spermatozoïdes sont déposés dans les voies génitales féminines. le pénis a une racine fixe et un corps mobile qui se termine par une extrémité renflée, le gland. La peau entourant le pénis est lâche et forme un repli autour du gland. Ce repli est appelé prépuce. 
Le pénis comprend une partie de l'urètre et est composé de tissu érectile (réseau de tissu conjonctif et de tissu musculaire lisse, parsemé d'espaces vasculaires). Lors de l'excitation sexuelle, ces espaces se gorgent de sang : le volume du pénis augmente et ce dernier devient rigide. C'est ce qu'on appelle l'érection. Cette dernière rend possible la pénétration du pénis dans le vagin.

- Voies génitales masculines
Ce sont les conduits qui transportent les spermatozoïdes des testicules jusqu'à l'extérieur du corps. Ils sont au nombre de quatre : l'épididyme, le conduit déférent, le conduit éjaculateur et l'urètre. Étant donné qu'il y a deux testicules, l'épididyme, le conduit déférent et le conduit éjaculateur sont également au nombre de deux (un par testicule).
C'est au cours de leur trajet dans l'épididyme (qui dure environ 20 jours) que les spermatozoïdes acquièrent leur capacité de nager et de se fixer à l'ovule. S'il n 'y a pas d'éjaculation, les spermatozoïdes peuvent séjourner dans l'épididyme plusieurs mois.


Le conduit déférent projette les spermatozoïdes de l'épididyme dans l'urètre, via le canal éjaculateur, grâce à ses mouvements péristaltiques.
Enfin, l'urètre est la partie terminale des voies génitales masculines. L'urètre appartient à la fois au système génital masculin puisqu'il permet le transport du sperme et à la fois au système urinaire puisqu'il transporte également l'urine. Toutefois, ces deux transports ne peuvent se faire simultanément.

- Glandes annexes
Les glandes annexes sont représentées par les deux vésicules séminales, les deux glandes bulbo-urétrales et la prostate. Elles sécrètent la majeure partie du sperme : les vésicules séminales produisent le fructose, les glandes bulbo-urétrales sécrètent le mucus et la prostate le liquide activateur des spermatozoïdes. 2 à 5 mL de sperme sont évacués à chaque éjaculation. Chaque millilitre de sperme contient entre 20 et 150 millions de spermatozoïdes chez les hommes adultes normaux.

Lien entre les différents systèmes

Les relations entre le système génital et les autres systèmes sont un peu moins importantes. En effet, le système génital se concentre sur une seule et même action : construire un tout nouvel individu grâce à la transmission du patrimoine génétique.

- Le système endocrinien 
Certaines glandes de ce système sont indispensables pour l'orchestration de quasiment toutes les fonctions de la reproduction : maturation du système génital, production de gamète...

- Les systèmes musculaire et squelettique 
Ces deux systèmes sont également étroitement liés car lorsque les organes sexuels sont arrivés à maturité, ils produisent des hormones qui vont agir sur la croissance de ces deux systèmes. Cette croissance a lieu durant la puberté.
Durant cette période, les muscles augmentent en volume et en masse (grâce à la testostérone principalement), tout comme le squelette devient plus grand, plus lourd et plus dense. 

Le système musculaire

Différents rôles sont attribués au système musculaire : la manipulation d'objets dans l'environnement, la locomotion... Le système musculaire produit également de la chaleur.

 

Tissu musculaire

Sous ses différentes formes, le tissu musculaire représente presque la moitié de notre masse corporelle. Sa principale caractéristique est d'être capable de transformer de l'énergie chimique en énergie mécanique dirigée. Il existe trois formes de tissu musculaire :
- Le tissu musculaire squelettique, attaché aux os et constituant la chair du corps humain. En se contractant, il tire sur les os ou sur la peau, ce qui rend possibles les mouvements du corps.
- Le tissu musculaire cardiaque, qu'on retrouve uniquement dans les parois du coeur.
- Le tissu musculaire lisse, qu'on retrouve dans tous les organes creux (sauf le coeur)

La contraction des muscles squelettiques est soumise à la volonté, on appelle donc souvent ces muscles, muscles volontaires. Les deux autres types de muscles sont appelés muscles involontaires.

Les caractéristiques du tissu musculaire sont au nombre de quatre :
- L'excitabilité (ou réactivité)
- La contractilité
- L'extensibilité
- L'élasticité

Les muscles exercent plusieurs fonctions importantes :
- La production du mouvement : la quasi-totalité des mouvements est due à des contractions musculaires. La locomotion et la manipulation sont assurées par les muscles squelettiques. Grâce à eux, la réactivité aux évènements est rapide.
- Le maintien de la posture se fait de façon inconsciente. Mise à part la période de sommeil, leur action est constante : ils s'ajustent de façon infime pour que nous puissions maintenir notre posture assise ou debout malgré l'effet de la force gravitationnelle.
- La stabilisation des articulations : au moment de la traction qu'ils exercent pour déplacer les os, les muscles stabilisent et renforcent les articulations.
- Le dégagement de chaleur : les contractions musculaires dégagent de la chaleur. Cette chaleur est vitale car elle assure la température idéale pour un fonctionnement normal du corps.

En plus des ces fonctions, les muscles offrent une protection aux organes internes fragiles, permettent la dilatation et la contraction des pupilles, ...


Les muscles squelettiques

La majeure partie des muscles sont des muscles squelettiques.

Un muscle squelettique a toujours la même organisation structurale :
- Muscle
- Faisceau de fibres [partie du muscle]
- Fibre musculaire (ou cellule musculaire, de forme longue et cylindrique) [partie du faisceau]
- Myofibrille (ou fibrille) [partie de la fibre musculaire]

Chaque muscle squelettique est composé de plusieurs tissus : les fibres musculaires, les vaisseaux sanguins (une artère et une ou plusieurs veines), les neurofibres (chaque fibre musculaire squelettique est dotée d'une terminaison nerveuse qui régit son activité) et une grande quantité de tissus conjonctifs.

L'irrigation sanguine est très importante au niveau de ces muscles : la contraction des fibres musculaires représente une dépense énergétique importante. Il faut donc pouvoir les approvisionner de façon plus ou moins continue en oxygène et nutriments grâce aux artères. Les veines vont, quant à elles, permettre l'élimination des déchets produits par les cellules musculaires. Cette élimination est nécessaire pour assurer l'efficacité de la contraction.

La présence de neurofibres est nécessaire à la contraction musculaire. Chaque muscle reçoit au moins un nerf moteur, constitué des axones de centaines de neurones moteurs. Un même neurone peut agir sur plusieurs fibres musculaires mais, en général, chaque fibre musculaire n'est reliée qu'à un seul neurone. L'ensemble formé par l'association d'un neurone moteur et de toutes les fibres musculaires qui lui sont reliées est appelé unité motrice. À partir du moment où un neurone moteur déclenche un potentiel d'action (qui est la transmission d'une impulsion électrique), il y a contraction de toutes les fibres musculaires reliées à ce neurone moteur.

Même lorsqu'ils sont au repos, les muscles squelettiques sont presque toujours légèrement contractés. On appelle cela le tonus musculaire. Ce tonus musculaire permet aux muscles de rester fermes, prêts à répondre à une stimulation. De plus, ce tonus permet aux articulations d'être stables et il assure le maintien de la posture.

De façon générale, l'exercice physique régulier accroît l'efficacité, l'endurance, la force et la résistance à la fatigue des muscles squelettiques. À l'inverse, l'immobilisation des muscles mène à une faiblesse musculaire. Il faut toutefois faire attention à la façon de s'entraîner car une pratique inadéquate peut provoquer des lésions musculaires.

Lien entre les différents systèmes

Les bénéfices de l'activité physique sur l'ensemble de l'organisme n'est plus à démontrer. Cette activité physique est possible grâce au système musculaire. Ce dernier va donc avoir des répercussions sur tout le corps humain. Cependant, certains systèmes sont plus sensibles au bon état du système musculaire.

- Le système cardiovasculaire
La relation entre ces deux systèmes est l'entraide. Quand les muscles sont actifs et en forme, le système cardiovasculaire l'est aussi. Sans activité physique, le cœur faiblit et sa masse diminue. À l'inverse, avec l'activité physique, le cœur devient plus fort et plus gros. L'exercice physique permet également de prévenir les dépôts lipidiques et ainsi maintenir un système cardiovasculaire sain.

- Le système squelettique
​Comme expliqué plus haut, les muscles, lors de la pratique d'une activité physique renforce les articulations et leur stabilisation. Ils participent aussi à la solidité des os lors de certains exercices dits "contre résistance" (musculation par exemple).

- Le système lymphatique et immunitaire
L'activité physique, légère à modérée, a un effet positif sur le système immunitaire. En effet, elle augmente temporairement les cellues de défense de l'organisme. Cependant, attention à l'effet inverse lors de la pratique d'une activité physique trop intensive.

Le système squelettique

Composé de 206 os et représentant 20% de la masse corporelle, notre squelette a pour fonction première de donner une forme à notre corps. Mais il protège également les organes, sert de levier aux muscles, emmagasine des minéraux (notamment le calcium et le phosphore) pour servir de réserve et est le siège de la production des cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes).

Les os

Les os se classent en quatre catégories, selon leur forme :

- Les os longs comme le fémur ou le radius
- Les os courts comme le carpe ou le tarse
- Les os plats comme le sternum ou les côtes
- Les os irréguliers comme les vertèbres ou les os iliaques

Le développement des os suit une progression prévisible et programmée. Les os longs continuent leur croissance jusqu'à la fin de l'adolescence : la masse osseuse augmente fortement pendant la puberté et l'adolescence. Cette masse osseuse reste constante chez les jeunes adultes. À partir de 40 ans, l'utilisation des composants osseux est plus importante que leur fabrication et la masse osseuse commence à diminuer.

Les os sont reliés entre eux grâce aux ligaments. Ces derniers permettent les mouvements nécessaires mais bloquent les mouvements anormaux (dans les autres directions).

Les articulations

Les articulations sont les jonctions entre les os et rendent possible la remarquable mobilité du squelette, deux rôles essentiels. Parfois, elles jouent également un rôle protecteur comme dans le crâne ou la cage thoracique.
Elles ont beau être les composantes les plus vulnérables du corps humain, elles résistent cependant habituellement aux diverses forces qui pourraient les déplacer de leur position normale.

Il existe 2 façons de classer les articulations :

- La classification fonctionnelle (basée sur la mobilité de l'articulation) :
    - immobile : crâne ou face
    - semi-mobile : colonne vertébrale
    - mobile : épaule
- La classification structurale (fondée sur les matériaux qui unissent les os et sur la présence ou non de cavité articulaire) :
    - fibreuse : crâne ou face
    - cartilagineuse : colonne vertébrale
    - synoviale : épaule

À savoir : la majorité des articulations de corps humain sont des articulations synoviales, qui sont toutes mobiles.

Les articulations fibreuses relient les os entre eux par du tissu conjonctif dense. Ces dernières sont quasiment toutes immobiles.
Les articulations cartilagineuses unissent les os par du cartilage mais il n'existe pas de cavité articulaire. Ces articulations sont soit immobiles, soit semi-mobiles.

Les articulations synoviales ont six carctéristiques :

- Présence d'un cartilage articulaire recouvrant les os qui s'articulent. Ce cartilage absorbe la compression et protège donc les extrémités osseuses.
- Présence d'une cavité articulaire qui est un espace virtuel contenant une petite quantité de liquide.
- Présence d'une capsule articulaire qui renforce l'articulation et empêche la séparation des os lorsqu'ils sont soumis à une traction.
- Présence de synovie (ou liquide synovial) dans l'espace libre de la capsule articulaire. Elle permet de lubrifier l'articulation et donc de réduire la friction entre les cartilages (friction qui userait les surfaces articulaires).
- Présence de ligaments qui renforcent les articulations.
- Présence de nerfs et de vaisseaux sanguins. Les nerfs contribuent au maintien du tonus musculaire en réglant la position de l'articulation de façon indirecte ; les lits capillaires des vaisseaux sanguins élaborent un filtrat sanguin à l'origine de la synovie.

Ces articulations synoviales permettent différents mouvements :

- Mouvements de glissements
- Mouvements angulaires (flexion, extension, hyperextension, abduction, adduction, circumduction)
- Mouvements de rotation
- Mouvements spéciaux (supination et pronation, dorsiflexion et flexion plantaire du pied, inversion et éversion du pied, protaction et retraction de la mâchoire, élévation et abaissement, opposition et reposition)

Zoom sur quelques articulations synoviales :

- Articulation du genou : c'est l'articulation la plus volumineuse du corps. Elle permet une extension, une flexion et une légère rotation. La tonicité des muscles quadriceps fémoraux et semi-membraneux jouent un rôle important dans la stabilité du genou.
- Articulation de l'épaule : c'est l'articulation la plus mobile du corps. Elle permet tous les mouvements angulaires et la rotation.
- Articulation de la hanche : elle est très bien adaptée pour supporter le poids de la tête, du tronc et des membres supérieurs. Sa capsule épaisse est renforcée par des ligaments.

Liens entre les différents systèmes

Compte tenu de ses rôles de protection et de stature, il est évident que le système squelettique interagit avec un grand nombre d'autres systèmes.
Mais il est plus particulièrement lié au système musculaire et au système endocrinien.

- Le système musculaire 
En effet, quand l'un va bien, l'autre aussi.
Lors de la pratique d'une activité physique régulière, les muscles deviennent plus efficaces et exercent une pression sur nos os. Cette pression fait en sorte que les os restent sains et forts et leur masse augmente pour résister aux contraintes.
L'exercice physique renforce également les articulations. Ces articulations en forme permettent une meilleure flexibilité et diminuent le risque de blessures, ce qui permet de rester actif jusqu'à un âge avancé.

- Le système endocrinien
Les hormones jouent un rôle important sur le système squelettique. Elles permettent la croissance des os chez les enfants et elles régissent la résistance des os chez l'adulte. Par exemple, l'hormone de croissance veille à la croissance normale des os et à leur entretien tout au long de la vie et la thyroïde ainsi que les hormones sexuelles permettent de donner des proportions normales au squelette pendant l'enfance et l'adolescence. On peut rapidement s'apercevoir d'un fonctionnement anormal du système endocrinien grâce à une anomalie osseuse ou une disproportion des os.

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